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Grêve et contrôle aèrien

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Bordel, Foutoir, Merdier... Autant de termes fleuris pour désigner une journée qui s'annonce mal pour le voyageur aérien... Pourquoi me demanderez vous ? Parce ces *$^*ù£§*ù de contrôleurs aériens sont encore en grève et que les nombreux vols annulés ne vont pas faciliter la vie des gens.

Compte tenu des âneries qui peuplent les articles de presse ou les reportages des journaux télévisés, il me semblait utile de faire un petit descriptif de ce qui se passe dans le cas d'une grève.

La Grêve !!! Et le service minimum...

Tableau d'affichage des vols

Faisons abstraction des raisons de la grève, raisons difficiles à juger de l'extérieur d'autant que la tendance naturelle serait de juger en fonction du préjudice subi. Donc, nous supposons qu'une raison queconque pousse une partie de la profession vers un mécontentement croissant au point que la grève est envisagée.

La grève est décidée et un ou plusieurs syndicats déposent un préavis de grève, préavis obligatoire pour que le mouvement soi légal. De plus le préavis doit respecter un certain nombre de conditions (délais, etc;).

Dès que le préavis est posé, l'encadrement évalue l'étendue de la grève pour savoir si elle va être suivie. A partir de cette évaluation, plusieurs options existent:

1/ Ne rien faire: le mouvement ne devrait pas être suivi car, par exemple, il s'agît d'un appel à la grève des grandes centrales syndicales pour un sujet sans rapport avec le travail des contrôleurs.

2/ Mettre en place le service minimum mais dans sa version souple: l'administration réquisitionne un certain nombre d'agents pour pouvoir rendre un service minimal. Dès le début de la grève et si l'évaluation est correcte, les agents se présentent en masse malgré l'appel à la mobilisation. Les réquisitions sont alors levées et le service reprend quasiment sans incidence. Les compagnies étant prévenues, elles sont en général capables de faire face à quelques perturbations mineures... Il est facile de comprendre que si l'évaluation est mauvaise et que le mouvement est suivi, ça devient rapidement difficile voire ingérable

3/ Mettre en place le service minimum dans sa version la plu rigide: nous sommes alors dans le cas où l'adminstration estime que le mouvement va être largement suivi, du moins suffisamment pour que de grosses perturbations soient à craindre. Dans ce cas, des agents sont réquisitionnés et une liste de vols autorisés dressée. Cette liste de vol est déterminée pour limiter au maximum l'impact sur les survols et pour assurer un minimum de liaisons sur la métropole tout en assurant la fameuse continuité territoriale. Dans ce cas, même si le mouvement n'était que peu suivi, l'impact sur le trafic aérien serait lourd et impossible à rattraper.

Pour conclure...

En lisant ces quelques lignes, vous comprendrez que même un service minimum n'est qu'un pis aller coûteux. Ce système d'évaluation d'étendue de la grève permet de gérer au mieux le trafic. Par contre, toute évaluation peut se révéler erronée et provoquer alors de très fortes perturbations sur le trafic comme lors du mouvement des contrôleurs d'Orly le 7 février 2006 qui profitèrent d'un préavis des grandes centrales syndicales contre le Contrat Première Embauche pour manifester leur mécontentement.

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